Mesdames, Messieurs,
C'est avec consternation que nous apprenons les difficultés du festival VAL DE JAZZ.
Nous avons eu le bonheur de nous y produire avec le choeur dirigé par Pierre-Gérard Verny en 2005 et en 2007.
L'intelligence du contenu pédagogique et la très grande qualité des concerts, salués par un public nombreux et chaleureux, nous avaient alors enthousiasmés !
Le Jazz, comme le Classique, font partie de notre patrimoine culturel ; ces musiques ne sont, hélas, plus assez présentes sur les chaînes de télévision, et, grâce à la volonté de programmateurs comme VAL DE JAZZ, elles trouvent leur juste place.
À l'heure où les restrictions budgétaires affectent en premier la culture, il nous semble fondamental d'entrer en résistance et de militer en faveur de l'excellence musicale : il faut continuer à proposer la qualité. Le public ne s'y trompe pas : il est demandeur.
Ce n'est pas parce que l'on a des exigences de qualité que l'on est pour autant élitiste !
De grands distributeurs comme la Fnac s'apprêtent à retirer le jazz et bientôt le classique de leurs rayons, au profit de la musique industrielle !
Faut-il accepter ce nivellement par le bas ?
Un festival comme VAL DE JAZZ propose des rencontres avec les plus grands artistes du moment, et il nous semble vital de soutenir son action.
Remplacer ce festival de jazz populaire par une manifestation populiste serait très grave.
Il est de notre devoir d'attirer votre attention sur cette dangereuse dérive.
Au sein de notre école, le CMDL, nous formons des artistes de tout premier plan ; ils ont besoin de scènes comme celles qu'offrent VAL DE JAZZ pour donner la mesure de leur immense talent.
En espérant que ce cri d'alarme sera entendu, nous vous prions, Mesdames, Messieurs, de croire à nos sentiments les meilleurs.
CAROLINE CASADESUS – artiste lyrique
DIDIER LOCKWOOD – violoniste de jazz et compositeur